Publié dans Economie

Formation et employabilité - Coup de pouce des grandes entreprises de Toamasina

Publié le lundi, 11 août 2025

Toamasina vient de franchir une étape importante dans le cadre de la lutte contre le chômage et le manque de formation adaptée, et ce grâce à l’ouverture officielle de la Maison de l’emploi et de la formation de la Région d’Atsinanana (MEFRA). Ce centre, fruit d’un partenariat inédit entre l’Etat, les autorités régionales, des entreprises majeures comme la Société du Port à gestion Autonome de Toamasina (SPAT), la  Compagnie Générale Hydroélectrique de Volobe (CGHV),  la société minière d’Ambatovy ou encore la Société de Manutention des Marchandises Conventionnelles (SMMC) ainsi que la société civile, se veut être bien plus qu’un simple guichet administratif car il ambitionne également de devenir le véritable carrefour où se rencontrent demandeurs d’emploi, recruteurs et centres de formation. 

 

Dans une Région où le chômage des jeunes reste élevé et où beaucoup peinent à trouver un poste en lien avec leurs compétences, la MEFRA arrive comme une réponse structurée aux défis actuels. Ses missions consistent à centraliser les offres et demandes d’emploi, orienter les jeunes vers des formations sur mesure, accompagner les entreprises dans la recherche de profils qualifiés, et anticiper les métiers de demain grâce à des données fiables. « La MEFRA sera un modèle pour d’autres Régions », a souligné la ministre de l’Emploi, Hanitra Razakaboana, appelant les entreprises à rejoindre cette initiative pour valoriser le capital humain. Le gouverneur par intérim, quant à lui, a insisté sur la nécessité de faire confiance aux jeunes actifs : « Nous disposons de ressources qualifiées dans cette Région. Il est temps de leur donner la place qu’elles méritent ».

Résultat durale 

Si l’ouverture de la Maison de l’emploi et de la formation de la Région d’Atsinanana suscite l’enthousiasme, elle s’accompagne aussi d’attentes fortes. Les acteurs économiques espèrent que cela permettra enfin de réduire le fossé entre les compétences acquises à l’école et les besoins concrets du marché du travail. Certaines entreprises partenaires se sont déjà engagées à proposer des stages pratiques, des formations courtes et même des programmes d’initiation à l’entrepreneuriat pour stimuler l’emploi local. « Nous avons mis à disposition les moyens matériels et financiers pour que la MEFRA fonctionne pleinement », a affirmé l’un des représentants du secteur privé, convaincu que cet outil favorisera l’employabilité et la compétitivité des jeunes. Mais pour que cette lueur d’espoir se transforme en un véritable succès, il faudra maintenir un engagement constant, une gestion transparente et une adaptation continue aux réalités du terrain. La MEFRA se positionne comme une passerelle entre l’offre et la demande, mais aussi comme un moteur pour construire un avenir plus solide pour les jeunes de la Région d’Atsinanana. Avec une bonne coordination et une réelle volonté de tous les acteurs, ce nouveau centre d’emploi et de formation pourrait bien devenir la preuve qu’une action collective, bien pensée et bien ancrée dans le local, pourrait changer durablement le visage de l’emploi dans la Région.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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